
Dans un entretien à paraître mardi dans France Football, l'ex-DTN et sélectionneur des champions du monde 1998, Aimé Jacquet défend avec une vigueur de junior la profession d'entraîneur, qui souffre selon lui d'un terrible manque de respect.
«Qui est le véritable patron technique d'un club ?, interroge-t-il, lundi, dans des extraits reproduits sur le site du bi-hebdomadaire. Qui est le mec le plus important, celui qui va au charbon tous les jours, qui prend des risques, qui doit relancer l'équipe quand elle en a pris trois la veille et qu'il n'a pas dormi de la nuit ? C'est l'entraîneur... Alors, quand on veut être costaud et avoir une équipe performante, commençons déjà par renforcer dans ses convictions et dans son expression l'élément qui est déterminant ! Si un entraîneur sait qu'il ne joue pas sa vie à chaque match, croyez-moi, il va tenter des coups.»
Au cas où ils ne se reconnaitraient pas, l'intervention s'adresse aussi aux présidents de club. «Quand je vois le comportement de certains dirigeants, qui passent leur temps à affaiblir leurs entraîneurs et à les mettre en difficulté dès la fin d'un match aux micros qui se tendent, ça frôle parfois l'inadmissible.» A Lyon, premier club d'Aimé Jacquet, un ange passera mardi sur les terrains de Tola-Vologe...

